Le réseau cuivre disparaît progressivement au profit de la fibre
En France, le réseau cuivre, utilisé depuis des décennies pour le téléphone fixe traditionnel et l’ADSL, est en cours d’extinction progressive. Ce réseau, qui a longtemps constitué l’infrastructure principale des télécommunications, devient aujourd’hui coûteux à entretenir et moins adapté aux usages modernes comme le télétravail, la visioconférence ou les services en ligne. La fibre optique, beaucoup plus rapide et plus stable, est désormais la solution privilégiée pour assurer l’accès à Internet. La fermeture du cuivre se fait par étapes et par zones géographiques, avec un arrêt d’abord commercial puis technique, et l’objectif national est une disparition complète autour de 2030.
Cette transition représente une évolution logique des infrastructures, mais elle implique aussi des ajustements concrets. Certaines entreprises et certains particuliers utilisent encore des lignes ADSL ou des équipements branchés sur des prises téléphoniques classiques. Sans anticipation, la coupure peut surprendre. La fibre offre de meilleures performances, mais la qualité de service dépend du raccordement local et des installations réalisées sur le terrain.
Si vous utilisez encore l’ADSL ou une ligne téléphonique classique, il est essentiel de vérifier si votre commune est concernée par un calendrier de fermeture du cuivre. Anticiper permet d’éviter une interruption imprévue de service.
La fin programmée de la 2G et de la 3G change beaucoup plus de choses qu’on ne l’imagine
Les opérateurs français comme Orange, SFR, Bouygues Telecom et Free ont engagé l’extinction progressive des anciens réseaux mobiles 2G et 3G. Ces technologies, encore très répandues dans les années 2000, sont aujourd’hui remplacées par la 4G et la 5G, plus performantes et plus économes en énergie. Les premières extinctions de la 2G interviennent à partir de 2025 selon les opérateurs, tandis que la 3G devrait disparaître d’ici la fin de la décennie.

Ce changement ne concerne pas uniquement les anciens téléphones portables. De nombreux équipements techniques utilisent encore ces réseaux sans que leurs propriétaires en aient pleinement conscience. Les alarmes, certains terminaux de paiement, les ascenseurs, les systèmes de télémétrie ou les capteurs industriels peuvent fonctionner grâce à une carte SIM 2G ou 3G intégrée depuis plusieurs années. Lorsque le réseau s’arrête, ces équipements cessent simplement de communiquer. Le risque n’est donc pas théorique : il s’agit d’un arrêt réel et définitif de services parfois critiques.
Un équipement peut fonctionner parfaitement aujourd’hui tout en devenant inutilisable le jour où la 2G ou la 3G sera arrêtée localement. Identifier ces dépendances est la première étape pour éviter toute interruption.
Une modernisation nécessaire qui impose vigilance et anticipation
La transition vers la fibre et les réseaux mobiles modernes est globalement positive. Elle permet des connexions plus rapides, plus fiables et adaptées aux usages actuels comme le cloud, la téléphonie sur Internet ou les objets connectés. Cependant, cette modernisation transforme aussi la manière dont les équipements communiquent. Là où une ligne téléphonique analogique était isolée, les systèmes deviennent désormais connectés à Internet. Cette évolution implique de nouvelles exigences en matière de sécurité et de fiabilité.
Les recommandations de l'ANSSI
Les recommandations des autorités en cybersécurité rappellent l’importance de protéger ces nouveaux environnements connectés. Un système d’alarme, une téléphonie d’entreprise ou un capteur industriel connecté doivent être correctement configurés, protégés par des mots de passe solides et séparés des autres équipements lorsque cela est possible. Par ailleurs, une entreprise ou un site sensible gagne à prévoir une solution de secours, par exemple une connexion mobile en complément de la fibre, afin de garantir la continuité de service en cas de coupure.
La fin des réseaux historiques en France n’est donc pas une simple mise à jour technique. Elle marque une transformation profonde des infrastructures de communication. Cette évolution est progressive et planifiée, ce qui laisse le temps de s’adapter.
En vérifiant ses équipements, en identifiant les technologies utilisées et en planifiant les migrations nécessaires, il est possible de transformer cette contrainte en opportunité pour disposer d’un réseau plus performant, plus stable et mieux sécurisé.

Les recommandations évoquées dans cet article s’appuient sur les publications officielles de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI), qui constituent le cadre de référence en matière de cybersécurité pour les organisations françaises.
Principales ressources :
Guide d’hygiène informatique
Maîtriser le risque numérique (PME / ETI)
Guide pratique pour structurer la sécurité et la continuité d’activité dans les entreprises.
Recommandations pour la sécurisation des systèmes industriels
Bonnes pratiques applicables aux environnements techniques, capteurs, alarmes et systèmes connectés.
Recommandations relatives aux architectures réseau
Principes de segmentation, filtrage des flux et sécurisation des accès distants.
Guide de gestion de crise cyber
Cadre méthodologique pour renforcer la résilience et la continuité en cas d’incident majeur.
Ces documents constituent des références publiques et actualisées pour accompagner les entreprises dans la sécurisation de leurs infrastructures lors de la transition vers des réseaux entièrement IP.