Après une attaque, retrouver une sauvegarde rassure. Mais quelle copie pouvez-vous remettre en service sans ramener le problème avec elle ? C’est la question que je retiens de la nouvelle annonce de Commvault sur Microsoft 365.
Ce que Commvault vient d’annoncer
Le 15 octobre 2026, l’éditeur a présenté deux évolutions : Threat Scan, pour rechercher des menaces dans les données Microsoft 365 sauvegardées, et Data Posture 360, pour repérer les données sensibles et les risques d’exposition. Le périmètre annoncé comprend Exchange, OneDrive, SharePoint et Teams. L’idée est aussi de réexaminer d’anciennes copies avec des renseignements plus récents sur les menaces.
Pourquoi je trouve le sujet utile pour une PME
Imaginez un fichier malveillant présent depuis plusieurs jours dans un dossier partagé. Revenir simplement à la copie d’hier peut être insuffisant. Je vous conseille donc de séparer deux questions : « Est-ce que je peux restaurer ? » et « Qu’est-ce que je choisis de restaurer ? »
Une analyse peut aider à choisir un point de reprise. Je ne la considérerais jamais comme une garantie absolue d’absence de menace : la décision doit aussi tenir compte de la chronologie de l’incident, des comptes compromis et des contrôles effectués avant la remise en service.
À ce stade, une annonce à suivre
Au 30 octobre, le communiqué prévoit une préversion en accès anticipé dans les semaines suivant l’annonce et vise une disponibilité générale début 2027. Ces fonctions sont annoncées comme des options payantes, achetables séparément.
Pour la France et l’Europe, la documentation du service de sauvegarde cite notamment France Central et West Europe. Cela ne confirme pas la disponibilité régionale de ces nouvelles options. Je ferais vérifier l’éligibilité, le lieu de traitement et les conditions contractuelles avant tout projet.
Ce que vous pouvez préparer sans attendre
- Choisir un scénario concret. Quels dossiers ou boîtes mail faut-il récupérer en premier pour que votre équipe puisse travailler ?
- Définir qui valide la reprise. La personne qui lance une restauration doit savoir quels contrôles sont attendus et qui donne le feu vert.
- Tester une restauration isolée. Vérifiez le contenu récupéré et son intégrité avant de le remettre dans l’environnement utilisé par vos collaborateurs. La CNIL recommande de tester régulièrement les sauvegardes et leur restauration.
Mon conseil : partez de votre scénario de reprise, puis regardez si une nouvelle option répond à un manque réel. Pour replacer ces choix dans une démarche globale, retrouvez notre accompagnement en cybersécurité et préparation à la reprise.
Christophe Jeannerot · AZYLIS
Sources vérifiées le 30 octobre 2026 : annonce Commvault du 15 octobre ; régions du service Microsoft 365 ; recommandations de la CNIL sur les sauvegardes.